Le château

Histoire et anecdotes

Construit en 1515, le Château appartint à différentes grandes familles de la région, successivement de La Roche Aymon, de La Bermondie, de La Reynie, de Calignon, de Montbron puis de Blomac. En 1793, la révolution, marque fortement le Vieux Château. Louise-Antoinette de Calignon qui habite le château, est saisie par les révolutionnaires, hissée malgré son grand âge sur une charrette à bœuf et, par une nuit de novembre, transportée en cet équipage à Limoges pour y être emprisonnée. Le froid, les fatigues de la route et la frayeur ont raison de cette malheureuse femme, qui meurt pendant le trajet.

Son fils Louis est de son côté emprisonné ainsi que sa femme, Sophie de Bonneval, et ce n’est que quelques mois plus tard, sur la demande de la municipalité de Vicq, qu’ils sont remis en liberté. Pendant ces événements, le château reste à la garde d’un fermier nommé Maraval.
Une légende veut que cette même nuit ou l’on transporte Louise Antoinette à Limoges, l’un des révolutionnaires, qui vient de l’arracher de son lit, veut « à tâter d’un lit d’aristocrate » et s’y couche. Au plus fort d’un orage qui éclate alors, il y est foudroyé.

Le château n’est pas traité avec plus de ménagements que les propriétaires. La municipalité de Vicq est, paraît-il, assez tiède, révolutionnairement parlant (c’est du moins ce que montrent les délibérations de cette assemblée), ce qui provoque  la venue de l’agent national du directoire de St Yriex le 29 Nivôse an 11 (18 janvier 1793). Ce dernier, un certain Delignac, soutient que la municipalité de Vicq est tenue de démolir les tours du château «jusqu’au toit du libage des tuiles du corps de logis. Vous avez un château fort qui subsiste près de vous; il faut promptement l’abattre». La municipalité obéit, et, dans sa séance du 30 germinal (19 avril 1794) décide la démolition partielle du château. Le citoyen Desmaison, entrepreneur d’ouvrages au chef-lieu de la commune de Pierre-Buffière est le moins enchérisseur, l’ouvrage lui est confié « pour et moyennant le prix et somme de 925 livres ».

Les choses ne vont pas aussi facilement qu’on le désire et l’entrepreneur Demaison contrevenant à l’article 2 de son traité décide qu’il ne jettera aucun des matériaux sur la terrasse, vu qu’elle sert de jardin potager au citoyen Maraval, fermier). Il a le malheur de briser quelques poiriers et d’écraser un carré d’artichauts et un autre d’oignons avec les matériaux de démolition. La municipalité saisit avec empressement le prétexte et suspend les paiements de l’entrepreneur et par la même les travaux.

Mais laissé à l’abandon, utilisé comme corps de ferme, ce château, jadis plein d’allure, subit les outrages du temps. Heureusement depuis une trentaine d’années, les nouveaux propriétaires qui ont eu un véritable « coup de foudre » pour le Château investissent et réhabilitent les bâtiments avec le soutien des Monument de France et une lente résurrection est en train de se réaliser.

Visite du chateau